La Petite France
23/1/2009
Quartier célèbre, la Petite France est une vraie Venise du Nord avec ses canaux et ses ruelles étroites au charme certain. Datant du XVIe siècle, ce quartier doit son nom à l’hôpital qui y fut installé pour les soldats de François Ier atteints du " Mal français " soit la petite vérole (que nous, Français, appelions le " mal de Naples "). Ce fut un quartier de tanneurs, meuniers et pêcheurs dont les noms des rues portent encore les traces d'où par exemple la rue des Moulins ou celle du Fossé-des-tanneurs.
Les maisons à colombages, nombreuses et en superbe état raviront les amateurs de l’époque. Pour cela, voilà un petit itinéraire proposé : passez par la rue du Bain-aux-Plantes, artère du quartier dont le nom provient vraisemblablement d’un ancien établissement de bain pour femmes. Ces anciennes tanneries présentent des toits en escaliers qui abritaient les greniers-séchoirs.
L'arrivée de L'Ill et sa division en 5 bras entrainent la création d'une sorte de muraille-pont : les Ponts Couverts. A l'origine (1200) il y avait quatres tours édifiées le long de la voie de circulation qui enjambe les bras de l'Ill. Le barrage Vauban date de 1700 et servait à doubler le système vétuste des Ponts-couverts.
Il permettait, une fois fermés les panneaux de fer qui garnissent ses treizes arches, d'inonder le front sud de la ville et d'empècher l'accès à la ville à d'éventuels assaillants.
Maison des Tanneurs
Le barrage Vauban
Construit entre 1686 et 1700, le barrage Vauban est l'oeuvre de l'ingénieur militaire français, Tarade (la réalisation des plans revenant à Vauban). Face aux progrès de l'artillerie et des techniques de combat, les Ponts Couverts ne permettent plus de défendre correctement le Sud de la ville. On décide d'édifier, à quelques mètres en amont, une nouvelle construction capable de faire face aux nouvelles contraintes de la guerre "moderne".
Plus qu'un simple pont, le barrage Vauban doit permettre, par obstruction de ses arches, de faire monter le niveau de la rivière l'Ill et d'inonder tous les terrains situés au Sud de la cité. Constituées principalement de champs et de vergers, ces zones, une fois noyées, deviennent de véritables marécages dans lesquels sont censées s'embourber les troupes ennemies.
La technique marche plutôt bien, puisque chaque hiver, la fonte des neiges entraînant immanquablement une levée des eaux, des milliers d'hectares de terres agricoles se retrouvent systématiquement noyés. Les maraîchers et les propriétaires agraires, furieux, sont obligés de se battre pendant plusieurs années afin de forcer l'administration à augmenter la hauteur des arches. Après un interminable bras de fer, les autorités civiles et militaires se résignent à rehausser trois d'entre elles.
Celui ci lors d'un son et lumière
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A la découverte du Hohwald
9/1/2009
S'il y a un village que j'affectionne tout autant que ma petite ville, c'est bien le Hohwald..
Station de moyenne montagne, LE HOHWALD, est un village différent des autres.
Havre de paix pour les amoureux de la nature, LE HOHWALD convient à ceux qui cherchent calme et détente.
Considéré comme un joyaux particulièrement précieux du collier de perles que constitue le massif Vosgien, LE HOHWALD séduit par son vaste domaine de promenades, ses sites et son calme.
Ce n'est qu'en 1867 que Le Hohwald fut érigé en commune. Le village a passé le moyen âge dans un total isolement. Au point de départ, ce n'est qu'une ferme, dépendant du village de Breitenbach, qui faisait partie de la seigneurie d'Ortenbourg, dans le Val de Villé.
Seul un sentier permettait de passer le Kreuzweg pour y arriver. Il n'y avait aucune route dans la vallée de l'Andlau, très resserrée et rocheuse. La seule voie d'accès praticable aux convois était un chemin muletier qui partait près de Grendelbruch, remontait la vallée de la Magel, passait à la Rothlach, et, le long du Champ du Feu, rejoignait le Hohwald. Aujourd'hui, c'est du tourisme. Autrefois c'était la galère.
Petit à petit, des maisons se sont ajoutées, elles ont formé un village. Aujourd'hui c'est un important centre de villégiature, plutôt chic. Les uns diraient même snob, les autres, sensibles au charme de cette vaste clairière tapissée de vertes prairies et bordée par des phalanges de sapins y voient le point d'orgue de la création. Il faut reconnaître que le village, magnifiquement situé dans une cuvette, protégé des vents par la haute masse du Champ du Feu, ne manque pas d'attraits.
Depuis les hauteurs qui le dominent, le village offre un spectacle enchanteur. Les maisons sont dispersées dans la verdure de la clairière, les forêts descendent de touts côtés comme des draperies. Tout là-haut, les rochers hérissés du Neuntelstein contemplent avec émerveillement ce spectacle de paix.
La cascade

Vue du village qui rappelle la Suisse
Par temps de neige
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Vers le Mont Ste Odile
5/1/2009
Parfois le dimanche matin, mon compagnon a l'habitude de faire une marche d'Obernai au Mont Ste Odile avec un ami... Il faut compter une heure et demie de marche pour y aller et un peu moins pour le retour.
Le mont Sainte-Odile (Odilienberg en allemand, Altitona à l'origine) est une montagne vosgienne, située dans le département du Bas-Rhin, culminant à 764 mètres, surmontée par un couvent.
Haut lieu de la culture alsacienne, c'est un lieu de pèlerinage très fréquenté consacré à sainte Odile, sainte patronne de l'Alsace, bien que le monastère ait été transformé en hôtel.
Le monastère a été créé vers 700 quand le père de sainte Odile lui légua le château de Hohenbourg. Sainte Odile le transforma en couvent.
Très populaire, l'endroit devint un lieu de pèlerinage très fréquenté, notamment par les personnes atteintes de maladies oculaires et accueillit jusqu'à 130 moniales.
En 1789, le couvent est vendu. L'évêché de Strasbourg le rachète en 1853 et le rétablit à sa vocation monacale.
On peut encore voir le tombeau de sainte Odile dans une chapelle attenante au cloître. Les tombeaux de ses parents, Adalric (aussi appelé Etichon) et Bererswinde, y sont aussi conservés, bien qu'ils soient des ajouts plus tardifs (IXe siècle et XIe siècle). Ces caveaux sont ornés de mosaïques remarquables.
La plaine d'Alsace vu d'en haut où l'on voit Obernai, Ottrott, Boersch entre autre

Chez nous la semaine dernière.. Tags :
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